You're not the welcome here...
rien a lire, rien à dire, rien à commenter... pour le moment...
ca va venir, pas difficile d'écrire sur sa vie, mais est-ce intéressant?
dois je faire un blog qui montre de belles images? un monde qui dénonce les injustices? Est ce que ca changera quelque chose?
je ne sais pas ce qu est la vie, je connais juste un peu la mienne que j'ai du mal à maîtriser, que j assume sans comprendre, que je mène sans diriger... où est la porte? où est la sortie? où aller dans mon esprit fouiner des vieux dossiers de rage, de pleurs, de rires, de fêtes?(non pas de DTC svp)
Une belle photo? j en ai plein, les repas de famille, ma meilleure amie, un amour passé?
Un drame? moi au réveil, les infos tous les soirs, mes rêves déchus.
Bref... j ai envie ou on me donne l envie d en creer un (blog) mais... que dire? pour ne pas vous appitoyer, pour ne pas vous faire rire? juste pour me connaitre... avez vous vraiment envie de me connaitre d ailleurs? ou s'arretent nos limites? nos besoins de connaissance de l'autre, surtout via le net? comment tout dire sans rien dire? comment s'impliquer en prenant un air détaché... je réfléchis... peut être me lirez vous, peut etre non. avoir de l esprit sans référence, avoir de l'empathie avec mon besoin d'aimer, pas évident à gérer.
passez votre chemin, je suis ... une grande indécise, une grande provocatrice, une grande passionnée, une grande... planquée
Encore une folle nuit passée à mon boulot. Heureusement que l'orage a laissé place à un spectacle sons et lumières aussi grandiose que le paysage qui s'offrait à moi furtivement... Derrière les carreaux tachetés de gouttes de pluie se dessinaient ombres et néant à tour de rôle, alors que le tonnerre grondait et me sortait de ma torpeur pour que j'avance dans mes occupations. Plus de téléphone, coupures d'électricité, environnement agité, torturé et inquiet, j aurai tellement aimé être seule en ces instants pour profiter de cette peur, cette fascination devant l'électricité incontrôlable de ces éclairs, ces surprises à chaque fois du "où cela va-t-il péter?". Finalement l'orage s'éloigne, mon repas est avalé, les disjoncteurs sont remis en place, ma nuit passe... je dois retourner travailler, et arrêter de compter les secondes entre "bruit et lumière" pour calculer s'il... ne reviendrait pas?
Dis c'est quoi un bouchon?
15 Mai 2008 06h13:26 - 1 commentaire
Je discutais avec un de mes "protégés du boulot" (oui mon travail est cool, il consiste surtout à discuter!), qui me parlait donc de la pluie, du beau temps, de ce qu'il avait entendu à la radio, les week ends prolongés, les départs, et les bouchons sur la route. Et là il m'a fait une réflexion que j'ai trouvée amusante :"Je ne comprends pas, les gens se plaignent que la vie est chère, que l'essence est hors de prix... et plus c'est cher plus ils partent". J'ai pas trouvé ça si bête dans la logique de quelqu'un qui ne fait "qu'écouter la radio"...
Un perron, des petites marches blanches, un ciel étoilé, et une petite fille près de la porte qui regarde en l'air et qui voit son arrière grand-père qui vole soutenu par 2 anges... Elle remonte ses lunettes sur son nez... pas de larmes au bord des yeux, la mort est sous cette forme pour elle. Elle l'a compris, cet homme qui prend de la distance sans se retourner, c'est la dernière fois qu'elle le voit.
Etoile filante (suite)
26 Mai 2008 08h06:51 - 0 commentaire
Elle ne se souviendra pas beaucoup de lui hormis cette image animée, des clichés quand il était dans la cour avec son chapeau de paille et sa canne, et les dernières semaines où tous les soirs elle allait frapper à la porte de la salle de séjour pour attraper dans la bonbonnière la friandise quotidienne qu'elle séparait de son papier glacé violet alors qu'on la soulevait pour qu'elle puisse la lui glisser dans la bouche et en profiter pour déposer un bisou un peu poisseux sur le front. Même là elle se souvient de son petit regard pétillant qui disait merci. Elle doit avoir 4 ou 5 ans dans sa petite robe à fleurs, perdue dans ce début de nuit dans la contemplation de cette forme qui se transforme en étoile filante... la seule qu'elle aura vue de sa vie.
Mensonges sans exponentiel!
26 Mai 2008 08h28:26 - 1 commentaire
Depuis qu'on est tout petit, on nous ment! Le père noël, la petite souris, tu comprendras plus tard... A la fin, il n'y a plus de père noël, plus de petite souris et on comprend rien. J'en ai marre de ces mensonges, marre de tous ces leurres, ces faux fuyants qui font qu'on se sent toujours à deux doigts d'être trahi. On nous dit c'est beau l'amour et on finit par pleurer, on nous dit d'être optimiste et le lendemain il pleut. Pourquoi quand on est enfant on nous demande de rêver, de ne pas tout chercher à savoir ou comprendre, et dès lors qu'on a sa vie à gérer, tout s'inverse?
Je veux rêver, je voudrai faire rêver, et surtout je veux mentir, car sans illusion l'imagination n'est plus. Et moi, sur mon petit nuage, je me sens seule. Qui veut bien mentir pour me guérir? Tu sais où il habite toi le père noël?
Un barbecue fleuri...
28 Mai 2008 19h42:35 - 1 commentaire
Un petit jardin abandonné, le lierre qui envahit les pierres, les mauvaises herbes qui s'enroulent autour d'elles-même, un petit chemin délaissé qui se dessine à peine pour laisser le passage vers les plants de tomates afin de les arroser... Cela peut sentir l'asphyxie. Rien n'est dompté ni entretenu. Et puis au fond, un petit truc en métal, sort de terre. Une grille noircie posée dessus, les roues enclavées dans la terre et la végétation, des restes calcinés dans le ventre. La rouille ressort du vert alentour, et achève le tableau de ruine. Pourtant, quelques fleurs et mauvaises herbes s'élancent hors de lui, donnant un aspect romantique et harmonieux, voire naturel et logique à ce lieu anarchique.
Un barbecue fleuri...(suite)
28 Mai 2008 19h42:56 - 0 commentaire
Cette ente n'est plus et fait partie intégrante de la vie de ce petit lopin de terre. Comment ne pas admirer cette nature qui a repris le pouvoir et a su s'immiscer là où la fumée et le feu avaient été, là où rien n'aurait du survivre... N'est ce pas la vie que l'on pourrait comparer à ce petit barbecue qui un jour abandonné a su redonner vie tout en étant réanimé soi même... La vie qui a ses étapes, ses joies et ses douleurs et qui semble ruinée un jour pour mieux repartir grâce à... on ne sait quoi... ce petit truc que seule une autre personne peut donner ou rendre...
Un matin, un réveil, un oreiller qui vole, un mal de tête qui surgit, un café vite avalé, une douche à peine appréciée, Elle est en retard. Tant de choses à faire! Comme d'habitude, pas le temps de souffler, elle attrape son sac et s'engouffre dans un taxi. Ses yeux sont encore gonflés, ses mains tremblent un peu, la soirée d'hier était peut-être un abus dans ce rythme effréné. La longue queue de véhicules devant lui fait comprendre qu'elle irait bien plus vite à pieds, elle tend rapidement un billet au chauffeur et sort en claquant la porte. Au pas de course, elle défile devant les magasins, et profite d'un petit stand pour prendre un autre café qui l'accompagnera. Elle en a marre de courir, elle a mal aux jambes, et ça cogne dans sa tête. Elle s'assied sur un banc, le souffle à peine saccadé, prend une cigarrette et élégamment, la porte à sa bouche, son autre main se réchauffant aux bords du gobelet fumant.